Livraison offerte à partir de 50€ d’achats

Le Corpse Reviver n°2 : notre recette du cocktail au gin et à l’absinthe

Le Corpse Reviver n°2 associe gin, Cointreau, Lillet Blanc, citron frais et une pointe d’absinthe : un sour classique, sec et parfaitement équilibré, longtemps réputé comme le remède ultime au lendemain de fête. Voici notre recette, avec les quantités pour recevoir à plusieurs.

D’où vient le Corpse Reviver n°2 ?

Le terme « corpse reviver » désigne dès la fin du XIXe siècle, dans l’argot anglais, une boisson forte censée ressusciter un buveur au lendemain d’une soirée trop arrosée. La première recette écrite date de 1871, à base de cognac et de marasquin. C’est en 1930 que Harry Craddock, chef barman de l’American Bar du Savoy à Londres, publie dans son désormais célèbre Savoy Cocktail Book la version qui a traversé le temps : le Corpse Reviver n°2, à base de gin. Craddock lui-même prévenait, avec humour, qu’« en pris quatre rapidement, il ressuscite le buveur pour mieux le rendormir » (source : Wikipedia).

La recette du Corpse Reviver n°2 pour 4, 6 ou 8 personnes

Les quatre ingrédients principaux se dosent à parts égales, ce qui en fait un cocktail simple à retenir malgré son nom impressionnant — seule l’absinthe se limite à une rinçure du verre.

Ingrédient 4 personnes 6 personnes 8 personnes
Gin 120 ml 180 ml 240 ml
Cointreau (ou triple sec) 120 ml 180 ml 240 ml
Lillet Blanc 120 ml 180 ml 240 ml
Jus de citron frais 120 ml 180 ml 240 ml
Absinthe (rinçure du verre) quelques gouttes par verre quelques gouttes par verre quelques gouttes par verre

Faites tourner quelques gouttes d’absinthe dans chaque verre à cocktail préalablement refroidi, puis videz l’excédent. Shakez le gin, le Cointreau, le Lillet Blanc et le jus de citron avec des glaçons, filtrez dans les verres ainsi préparés. Pas de garniture nécessaire : c’est un cocktail qui se suffit à lui-même.

Les accessoires dont vous avez besoin

Avec quatre ingrédients dosés à parts strictement égales, la précision compte plus que d’habitude : un doseur à cocktail évite tout déséquilibre. Un shaker complète l’équipement pour bien lier les quatre liquides avant filtrage. Pour la rinçure d’absinthe, un simple verre à cocktail suffit : nul besoin de matériel spécifique.

Nos conseils pour un Corpse Reviver n°2 réussi

Le piège classique de ce cocktail est le Lillet Blanc : la recette originale de Craddock utilisait le Kina Lillet de l’époque, plus amer que le Lillet Blanc actuel, reformulé dans les années 1980. Si vous trouvez le résultat trop rond, ajoutez un trait d’angostura ou de bitters à l’orange pour retrouver un peu de cette amertume perdue. Ne sautez jamais la rinçure d’absinthe : c’est elle qui donne au Corpse Reviver n°2 sa note anisée caractéristique, même en quantité infime.

  • Un gin classique et sec, pour ne pas déséquilibrer les parts égales avec des notes trop marquées.
  • La rinçure d’absinthe versée puis vidée avant de filtrer le cocktail — jamais mélangée au shaker.
  • Un verre bien refroidi à l’avance : ce cocktail se sert sans glace et se réchauffe vite.

Quelques variations pour se l’approprier

Le Corpse Reviver n°2 se prête à quelques ajustements une fois la recette de base maîtrisée. Certains bars remplacent le gin par de la vodka pour un résultat plus neutre, moins botanique — une variation parfois appelée « vodka reviver », plus facile pour un public qui n’aime pas le gin. D’autres ajoutent un trait de sirop simple pour adoucir légèrement l’ensemble, notamment si le Lillet Blanc utilisé est particulièrement sec. Enfin, la rinçure d’absinthe peut se remplacer par du Pernod ou tout autre spiritueux anisé similaire, avec un résultat très proche.

Le choix du citron mérite aussi attention : pressé trop à l’avance, son acidité s’atténue rapidement. Pour un service à plusieurs personnes, pressez les citrons juste avant de shaker plutôt qu’en préparant le jus une heure avant.

Voir la recette en vidéo

Pour voir le geste en pratique :

Cocktails proches à essayer ensuite

Le Corpse Reviver n°2 fait partie de notre sélection de cocktails originaux et méconnus. Pour un profil plus fruité et visuellement spectaculaire, essayez ensuite notre recette du cocktail Bramble, également à base de gin.

Foire aux questions

Pourquoi ce cocktail s’appelle-t-il « Corpse Reviver » ?

« Corpse reviver » était une expression d’argot anglais du XIXe siècle désignant une boisson forte censée ressusciter un buveur fatigué. Harry Craddock a repris ce nom pour sa recette publiée en 1930 au Savoy de Londres.

Par quoi remplacer le Lillet Blanc ?

Le Cocchi Americano, plus amer, est souvent utilisé par les bartenders pour se rapprocher du Kina Lillet original. À défaut, un vermouth blanc sec peut dépanner, avec un résultat un peu différent.

Faut-il vraiment de l’absinthe ?

Oui, même en quantité infime : c’est elle qui apporte la note anisée qui définit ce cocktail. Une rinçure suffit, il n’est pas nécessaire d’en verser une dose complète.

Le Corpse Reviver n°2 est-il un cocktail fort ?

Oui, c’est l’un des plus forts de cette sélection : quatre parts égales de spiritueux et vins fortifiés, sans aucun élément allongeur. À servir en petite quantité et avec modération.

Peut-on préparer ce cocktail à l’avance ?

Le mélange gin-Cointreau-Lillet-citron peut se préparer à l’avance et se garder au frais quelques heures ; ajoutez la rinçure d’absinthe et filtrez seulement au moment de servir.

Malgré son nom et sa réputation, le Corpse Reviver n°2 reste un sour classique très accessible à préparer — sa seule exigence est la précision du dosage, pas la difficulté technique.